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Mise en scène d'Electre par la seconde 8 de Victor Duruy

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La Littérature au Moyen-Âge.

 
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Rousseau
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MessagePosté le: Mer 20 Fév - 10:10 (2013)    Sujet du message: La Littérature au Moyen-Âge. Répondre en citant

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La littérature française au Moyen-Âge :


I/ La littérature :


Au Moyen-Âge, le livre tel que nous le connaissons actuellement n'existe pas. Les rares personnes à savoir lire et écrire sont les clercs. En conséquence, la littérature est principalement orale, racontée par troubadours ou trouvères. Les représentations étaient orchestrées par le jongleur, qui plaisante (joculari, latin), et qui bavarde (jangler, latin), dans la cour des châteaux des plus grands seigneurs de France. Le jongleur, devant apprendre des milliers de vers, ne peut tout retenir, ainsi, il remanie et modifie le texte à son gré.


Le passage de «l'oral» à «l'écrit», si rare, est l'ultime but de l'écrivain, lui apportant ses lettres de noblesse.


Même si les genres littéraires ne sont pas encore véritablement codifiés, les auteurs apportent une grande attention à la forme de leurs écrits. Il est important pour eux de suivre la tradition, sans chercher l'originalité. D'ailleurs, l'anonymat est la règle d'or pour les écrivains du Moyen Âge. Ils n'essaient pas de se démarquer, mais d'intégrer au mieux la tradition, de réécrire des textes antérieurs, d'en rassembler des éléments épars. L'auteur au Moyen Âge se considère comme un traducteur ou un continuateur plutôt que comme un créateur. La notion de «propriété littéraire» ou de «propriété intellectuelle» n'existe pas. Le texte n'appartient pas à un auteur et il est normal de s'en servir, de le plagier, de le remanier, de le poursuivre ou d'en changer le début.


C'est à partir du XIIIe siècle qu'apparaîtra peu à peu la notion d'écrivain. En effet, le développement des villes permet à la vie culturelle de s'épanouir. Grâce à la protection d'un seigneur, l'écrivain peut bénéficier d'un gîte et de subsides, en même temps que d'un public attentif et cultivé.
Il écrit donc pour eux des textes susceptibles de leur plaire. En effet, au XIIIe siècle, l'activité littéraire ne peut être envisagée hors du mécénat. L'écrivain est nécessairement au service d'un prince ou d'un puissant, et exécute pour eux des commandes. En échange de ses productions, il reçoit la protection qui lui permet de vivre à l'abri du besoin.


II/ La chanson de geste :


Dès le XIe siècle, des poèmes, les chansons de geste, racontent les aventures de chevaliers pendant des événements historiques remontant aux siècles antérieurs (gesta, en latin, signifie «action» ou «fait exceptionnel»). Mais c’est bien l’idéal de la société féodale qui est en fait mis en scène : respect absolu des engagements féodaux entre suzerain et vassal, morale chevaleresque, qualités guerrières au service de la foi. Le chevalier obéit à un code d’honneur très exigeant: méprisant la fatigue, la peur, le danger, il est irrémédiablement fidèle à son seigneur. Le chevalier vit pour la guerre, il est fier de ses exploits guerriers. La femme n’a pas de place dans cet univers.


Il faut aussi savoir que cet idéal chevaleresque poussé à l'extrême n'est pas sans rapport avec de grandes expéditions religieuses, Les Croisades, où le modèle du preux et saint chevalier sert littéralement de propagande afin d’enrôler plus d'hommes dans l'armée croisée.


Les chansons de geste sont ainsi l’expression littéraire de ces entreprises autant militaires que religieuses. Ce genre littéraire est typiquement médiéval. L’analyse psychologique y importe bien moins que l’exaltation nationale. C’est l’histoire revue et corrigée par la légende et le merveilleux. Les récits aiment exagérer les faits d’arme accomplis. Prouesses physiques, exploits extraordinaires, luttes merveilleuses et parfois même affrontements téméraires contre des monstres et des forces maléfiques mettent en valeur les chevaliers, symboles du bien. Les qualités du héros sont encore magnifiées lorsqu’elles sont mises au service de Dieu, suzerain suprême. D’ailleurs, afin de mettre davantage en relief les qualités exceptionnelles du héros épique, on l’oppose régulièrement à un antagoniste, félon et traître – le félon suprême étant celui qui refuse de se soumettre à Dieu, plus grand des souverains : musulmans, sarrasins, ou infidèles.


Les chansons de geste sont écrites en vers et sont divisées en strophes de longueur variable, qu’on appelle laisses. Les vers ne riment pas : ils sont plutôt construit sur l’assonance. Celles-ci contentent le sens musical d’un public qui ne lit pas, mais entend déclamer le récit en même temps qu’elles permettent au conteur de se rappeler le vers suivant.


Divers courants de chanson de geste paraîtront au cour du temps, mais seul l'un d'entre eux prédominera : le courant épique.
Il est caractérisé par :


  • la présence de caractères stéréotypés : monde divisé entre le bien et le mal, qui s’opposent ;
  • l’évocation de temps où se déploie une énergie conquérante ;
  • une liaison à une société féodale ;
  • un caractère fortement national ;
  • la présence d'une galerie de conduites exemplaires ;
  • l'interprétation de l’événement par le mythe.

On assimile parfois la chanson de geste à la poésie épique.
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La Chanson de Roland est la plus célèbre des chansons de geste. Créée à la fin du XIe siècle par un poète anonyme – que certains croient être Turolde, dont on peut lire le nom dans la dernière laisse du poème –, elle raconte, en l’amplifiant et le dramatisant, un épisode des guerres menées par Charlemagne contre les Sarrasins : la désastreuse bataille qui se serait déroulée à Roncevaux.
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III/ Le roman



Genre littéraire le plus connu aujourd’hui, le roman est né au Moyen Âge. Au XIIe siècle, le roman est écrit… en vers – comme la majorité des œuvres littéraires. Roman veut alors dire écrit en langue romane (en langue vulgaire, en français), par opposition au latin, qui est la langue des érudits. Ce n’est qu’au XIVe siècle qu’apparaît le roman en prose.



-Chrétien De Troyes :



Chrétien de Troyes, bien que l'on ne sache quasiment rien de lui, est le plus grand romancier français du Moyen Âge. Il est d'ailleurs considéré comme le premier « romancier » médiéval. On présume qu'il est né autour de 1135.
Sa grande culture laisse supposer une formation de clerc. On ne sait pas s'il a exercé le sacerdoce au sein de l'Église. On peut cependant affirmer qu'il était fier de sa condition d'intellectuel, qu'il célèbre dans les premiers vers de Cligès. Il y exprime, en effet, sa dignité de clerc s'estimant au moins l'égal des chevaliers.
Ses textes tombés dans l'oubli, n'ont été redécouvert que très récemment : ignoré à la fin du XIXe siècle, il n'est édité et traduit qu'après la Seconde Guerre mondiale.



Pour la première fois avec Chrétien de Troyes, on peut parler d'une «œuvre» : ses romans forment un ensemble cohérent, avec des constantes et des ruptures. Chrétien a un style et une tonalité personnels : une sorte de distance, pleine d'humour et de poésie.
Les aventures des chevaliers qui sont les héros de ses romans ont souvent un sens symbolique : ils représentent la quête d'une identité.
L'amour tient également une large place dans ses romans, mais, chez Chrétien de Troyes, il ne peut se réaliser pleinement que dans le mariage. Il semble en effet qu'il s'efforce, dans l'essentiel de son œuvre, de parler d'amour courtois, d'adultère, et, par principe et nécessité, de la morale chrétienne, désapprouvant évidemment de tels comportement.
Cependant, Chrétien de Troyes garde quelques quelques réserve vis-à-vis du monde qui l'entoure :
-Dans Yvain, par exemple, il fait une ostensible critique de la société aristocratique :
Il condamne l'image donnée de la prouesse et de l'amour : selon lui, ils pêchent par excès : on tue sans discernement et sans merci. On oublie souvent le but de la violence, qui ne devrait servir que la justice et le droit, dans une société de paix. L'amour, au contraire, pèche par légèreté, par manque de profondeur et d'esprit de sacrifice, nul ne sachant plus ce que signifie le véritable amour.



-Ces romans les plus connus sont :
  • Érec et Énide (vers 1165-1170)
  • Cligès (vers 1176)
  • Lancelot ou le chevalier à la charrette - roman inachevé (vers 1178-1181)
  • Yvain ou le chevalier au lion (vers 1178-1181)
  • Perceval ou le conte du Graal - roman inachevé (vers1182-1190)

-Mais d'autres romans, d'autres auteurs, ont traversé les ages :
  • Tristan et Iseult -fragments (entre 1170 et 1180) ; Béroul et Thomas .
  • Anonyme
    Le Roman de Renart (compilation de textes de 1174 à 1342 environ)
  • Guillaume de Lorris et Jean de Meung
    Le Roman de la rose (entre 1225 et 1270)




-Quelques poèmes et pièces de théâtres nous sont aussi parvenus :
--Poésie :
  • Guillaume IX d’Aquitaine (1071-1127)
    L’Amour lointain
  • Rutebeuf (1230-1285)
    La Complainte Rutebeuf
  • Guillaume de Machaut (1300-1377)
    Le Cœur mangé
  • François Villon (1431 à 1463)
    Le Testament

--Théâtre :
  • Anonyme
    Le Jeu d’Adam (vers 1150)
  • Jean Bodel
    Le Jeu de Saint Nicolas (1200)
  • Rutebeuf
    Le Miracle de Théophile (1262)
  • Anonyme
    La Farce de maistre Pathelin (vers 1465)










Merci de m'avoir lu jusqu'au bout !!!


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MessagePosté le: Mer 20 Fév - 10:10 (2013)    Sujet du message: Publicité

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